Dès l’origine le lait
d’ânesse fût considéré comme un produit rare et précieux.
L'histoire de la cosmétique et du lait d'ânesse remonte à plusieurs siècles et a donné naissance aux premiers soins de la peau des reines d'Egypte. Le bain de lait d'ânesse était apprécié par les belles du temps jadis comme Néfertiti et Cléopâtre, soucieuses de
préserver l’éclat et la jeunesse de leur peau.
Nous pourrions citer
Hérodote, historien grec et grand voyageur qui aurait dit du
lait d’ânesse : « il nourrit, fortifie et stimule ».
Mais on peut parler
d’autres utilisatrices, Poppée, favorite
de l’empereur romain Néron, qui s’appliquait des masques de
beauté faits de tranches de pain imbibées de lait d’ânesse.
Plus tard, François 1er,
roi de France, éreinté par les guerres et les excès suivra
les conseils d’un médecin de Constantinople et adoptera une cure
de lait d’ânesse, qui fit dit-on des miracles :
« Un jour d’une
ânesse
Le lait me rendit la
santé
Et je dois à cette
circonstance
Davantage aux ânes
qu’à la faculté. »
Car
le lait d'ânesse, par sa composition, se rapproche le plus du lait
maternel. Au moyen-âge il existait des asineries où l'on mettait à
têter les petits orphelins directement aux pis des ânesses.
Au XIXe siècle, dans les rues des grandes villes,
des ânesses déambulent conduites par des marchands qui préviennent
de leur passage en criant : « lait d’ânesse, du bon
lait d’ânesse ! »
Il y eu aussi Pauline Bonaparte, sœur
de Napoléon 1er,
Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie qui deviendra Joséphine
Beauharnais son épouse, puis la
non moins célèbre Elisabeth, impératrice d’Autriche Hongrie,
plus connue sous le nom de « Sissi ».
Nos anciens avaient bien
compris, la composition exceptionnelle du lait d’ânesse…
Une histoire qui se
poursuit aujourd’hui...
